« C’est pas la peine ! »

Voici ma réponse à cette expression formulée de bon matin par ma chérie.

Ah ! Non ! C’est un peu court, ma chérie !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tiens :
Correctif : « ce n’est pas la peine »
Soutenu : « cela ne vaut pas le peine »
A l’anglaise : « it’s useless » ou « it’s not worth »
Lumineux : « cela n’en vaut pas la chandelle ! »
Magique : « ce n’est pas sorcier ! »
Naïf : « approche donc et viens ; qu’un paresseux t’apprenne, ce que c’est que fatigue et que peine »1
Pessimiste : « c’est peine perdue ! »
Prévenant : « je voudrais t’épargner cette peine »
Pédant : « cela n’exige pas beaucoup de peine »
Songeur : « je veux croire que la Seine
Aura des cygnes alors
Qui pour toi seront en peine
De faire quelques efforts »2
Sage : « ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait »
Humaniste : « il faut rendre service aux hommes tant qu’on le peut, bien qu’ils n’en vaillent guère la peine »3
Fataliste : « ce n’est pas la peine de comprendre
et je me suis dit qu’à tout prendre
j’apprécierais mieux une amabilité
plutôt que le slogan d’une publicité »
Annonceur : « Maxwell4 qualité filtre… ce n’est pas la peine d’en rajouter »

Source : site ina.fr

Quant à vous, quelle est l’expression qui vous agace en ce moment ?

  1. Nicolas Boileau-Despréaux (1636-1711) []
  2. François de Malherbe (1555-1628) []
  3. François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778). Lettre à Mme du Deffant, 10 octobre 1760 []
  4. Café soluble lyophilisé []

5 commentaires pour « C’est pas la peine ! »

  • Marine

    Ah ah, moi mieux comprendre pourquoi tu fais le museau depuis ce matin.
    A mon tour d’apporter quelques précisions, parce que nos fidèles lecteurs ne vont rien comprendre. Replaçons les éléments dans leur contexte: il est 7h40 et Virgile crie sa faim, Paul est déjà réveillé et couine dans son coin. Je me dépêche d’aller préparer le biberon après avoir donné un pyjama a Paul, et toi mon chéri, tu es encore au lit. Le biberon chauffe, je me prépare le nid pour donner le bibi confortablement. Tu t’es levé et m’as dit aimablement que tu t’occupais de Paul. Deux secondes après je te vois avec Virgile dans les bras. Très bien. Je vais chercher le bibi qui est chaud, et quand je reviens dans le salon Virgile est dans le doomoo!
    D’ou, le « c’était pas la peine ». Parce que le prendre dans les bras et s’en débarrasser dans le transat pour 15 secondes, je vois pas l’intérêt.
    Alors oui a l’ami ricoré, celui qui vient toujours au bon moment avec son pain et ses croissants, l’ami du petit déjeuner.
    Merci pour cet article délicat et fort sympathique que j’apprécie a sa juste valeur j’ai de l’humour mais faut pas pousser.

    • Vincent

      Faire le museau, moi ? Diantre ! Il y a méprise ma chérie ! N’y vois pas là un pied de nez de ma part, mais plutôt un détournement malicieux de la célèbre « tirade du nez » pour faire comme Cyrano : se moquer de soi-même.

  • Marine

    C’est un peu comme la fois ou tu as ronchonné parce que j’avais oublié d’attacher les boutons du col de ta chemise que j’avais gentiment repassé.
    Merci pour la reconnaissance. Une phrase le matin et me voilà créditée d’un article qui me fait passer pour ce que je ne suis pas.

  • Marine

    Et en plus ça prends du temps de faire ça…

  • Vincent

    Et le lendemain matin…


    source : YouTube

    Le soleil vient de se lever,
    encore une belle journée et il va bientôt arriver, l’ami ricoré
    il vient toujours au bon moment avec ses pains et ses croissants,
    l’ami du petit déjeuner, l’ami ricoré.
    Il choisi toujours la bonne heure,
    celle ou on chante tous en coeur,
    l’ami du petit dejeuner,
    l’ami ricoré.
    (paroles de Vincent Malone, 1982)

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